Raoul est mort ! Vive Raoul !
La joie ne l’a pas sauvé, quoi que d’autres soient morts. Pour un homme qui a toujours cherché la jeunesse. Ce Christ apportant l’espoir aux écoliers, se savait-il déjà mort ?
Cet appel à la vie ne cache-t-il pas une volonté d’en finir ? Dansant entouré des flammes de ce XXe siècle et du nôtre.
La fête pour oublier le Vietnam, la musique pour masquer le cri d’un communiste dans une cave à Santiago. Le mal de crâne du lendemain pour se dire qu’on s’est bien battu.
Qu'elle vienne, qu’elle vienne cette révolution qu’on a tant voulue. N'avons-nous pas assez chanté ? Aurions-nous dû danser plus ou mieux ? Les travailleurs ne se sont pas levés d’un bon pour renverser ce vieux monde pourri, pour faire la fête pour des siècles et des siècles. Que faire ?
La révolution n’est pas un dîner. Saoul, on vise moins bien et on pue. Les travailleurs travaillent, les révolutionnaires du samedi soir feraient bien de suivre leur exemple.
L’épicuro-nihilisme ne nous sauvera pas.
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