La vachette pousse ses cornes
Les mots sont-ils jamais assez inventés pour éviter que d’autres ne vous les retournent ? La question est à la mesure de nos réactions. Diffracter la réalité que l’on remonte pour s’y retrouver. N’en transmettre que des parcelles. Des entités inattendues dont nous n’aurions pas à rougir. Dans lesquelles nous avons néanmoins voulu laisser entrer la lumière. Sans pour autant subir les effets secondaires du rapport au réel. Nous avons recueilli ce qui pouvait l’être. Nous ne sûmes qu’en faire. Rien de ce qui nous pénètre n’a pour vocation de ressortir inchangé. Or ce qui se conçoit bien s’aseptise. Le langage de toutes parts nous prend. Et, souvent, hélas, le visage du clown s’éclaire : kaurismäkisme convenu. Et ainsi le trajet parcouru par la réalité revient à l’entame. Autrement dit, on se tire à blanc des balles dans le pied en prétextant avoir toujours fait comme ça. Sans doute cela n’intéresse-t-il plus personne. Nous même n’éprouvons guère d’amusement à faire plus de la même chose. Cependant, nous revendiquons la tentative. La fausse entreprise de libération. Avoir pris le mors par acquis de conscience. Et jongler avec toutes sortes de renoncements. Bien arrimés à la branche sur laquelle nous nous scions. Sans prôner ni l’accolade ni la complicité, c’est à contre-soi et à contre-acolytes que tout s’écrit.
Atrium, donc, plutôt qu'amen....
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